On peut se le dire, je stalke Lise Huret. Et pas simplement parce que c’est mon amie.

Je ne me lasse pas de retrouver chacune des pièces soigneusement sélectionnées et amorties qui composent sa penderie et son quotidien. J’aime sa garde-robe compacte, la sensation de rendez-vous, de perpétuelles retrouvailles, que cela crée secrètement en moi, quand elle partage un de ses looks. Avec une fascination toute particulière pour ses chaussures.

Sa faculté de tourner sur trois ou quatre paires seulement, 365 jours par an, me bluffera toujours. De ses années canadiennes, je ne me souviens d’ailleurs que de trois paires : des Birkenstock marron clair, des Timberland et puis ses Nike hautes blanches.

Depuis combien de temps les porte t-elle, ces baskets ? C’est comme si elles avaient toujours été là. Je les ai vues arborées si souvent, si joliment, et de manière si versatile que je leur ai voué un attachement tout particulier. Bon sang, que ça lui va bien !

Lise Huret et ses Air Force One

J’ai tourné autour de mon ressenti pendant plusieurs saisons avant de m’avouer ce qu’il était devenu : au-delà de la tendresse, une réelle inspiration.

Lise et moi n’avons ni la même morphologie ni le même style, je lui pique rarement des idées. Jusqu’ici, il n’y avait eu qu’une robe H&M, dont elle s’est délestée depuis et que je continue pour ma part de porter, après lui avoir coupé les manches. Et puis un léger tropisme pour les chemises hawaïennes, qui a fini par me convaincre de sauter le pas à mon tour.

Si vous avez lu le chapitre « Le Goût des Autres » dans le « Dressing Code » vous savez à quel point je trouve crucial de prendre du recul sur nos inspirations. D’autant plus quand notre muse est à la fois proche de nous (sur le plan affectif) et éloignée de nous (sur le plan vestimentaire). Deux bonnes raisons de ne pas pouvoir décrypter objectivement ce que telle ou telle de ses pièces de prédilection pourrait apporter à notre propre garde-robe.

Comme je n’aime pas multiplier les baskets dans mon placard, j’ai donc mis un couvercle sur cette affaire de Nike hautes pendant, sans mentir, trois ans. Jusqu’à m’en offrir une paire brutalement, le 11 mai dernier. JOUR DU DÉCONFINEMENT. On appréciera le symbole.

Une fois déconfiné, dégoupillé, qu’est donc devenu ce fantasme des Nike hautes « à la Lise » ? Eh bien elles ont passé l’été au placard.

Je savais que je ne les porterai pas, comme Lise, jambes nues avec un short en jean ou une robe courte, pièces qui ont disparu de ma penderie. Je misais plutôt sur une association un peu cool avec ma jupe crayon midi ou mon pantalon Gap providentiel. Mais à chaque fois que je concrétisais, quelque chose coinçait. La pâleur de mes jambes, les proportions, tout était mieux avec mes baskets blanches habituelles, un modèle bas, les Superstar d’Adidas. Je faisais chou blanc.

Avais-je bien fait de m’offrir un modèle légèrement différent de celui de Lise ? Elle porte des Air Force One. Et moi un modèle enfant, les Court Borough Mid 2, qui taillent jusqu’au 40 et sont un poil plus hautes. Je préférais leur ligne. Mais malgré cette petite subtilité, la greffe ne semblait pas vouloir prendre.

Et puis l’automne est arrivé. La fraîcheur. La pluie. Les manteaux. D’autres pantalons. D’autres hauts. D’autres proportions. Et boum, les Nike sont sorties du placard. Comme si elles n’avaient attendu que ça, depuis le départ.

Imperméable BODEN (2018)
Marinière MONOPRIX (2019)
Pantalon taille haute COS (2020)
Baskets NIKE (2020)
Sac à main AND OTHER STORIES (2018)
Bandoulière Umily sur Amazon (2020)

Parka TOPSHOP (2015)
Blouse FOREVER 21 (2011)
Pantalon taille haute MARKS & SPENCER (2020)

Imperméable BODEN (2018)
Tee-shirt GAP (2019)
Pantalon taille haute COS (2020)
Baskets « Court Borough Mid 2 » NIKE (2020)


Veste raccourcie en blazer PRINCESSE TAM TAM (2020)
Tee-shirt « Cosmos » BALZAC PARIS (2020)
Jean « Girlfriend » GAP (2019)
Baskets « Court Borough Mid 2 » NIKE (2020)

Imperméable BODEN (2018)
Pull COS (2016)
Jean GAP (2019)
Baskets « Court Borough Mid 2 » NIKE (2020)

Moralité ?

S’approprier le basique d’une amie, c’est, au besoin, le délester de TOUT son contexte originel pour espérer le greffer chez soi. Envolée, la pièce « quatre saisons » que j’aimais voir déclinée tout au long de l’année sur Lise.

Chez moi, ces baskets ont fait leur place à condition que je les laisse trouver leur météo personnelle : accompagner la chute des températures, et rien d’autre. Ce qui nous laisse, allez, sept à huit mois par an pour s’encanailler ensemble. Et ça me va très bien comme ça.

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14 commentaires

  1. HeLN

    vendredi 9 octobre 2020 à 17:41

    Ho non!!! Je bave sur les baskets de Lise depuis aussi longtemps que toi sans avoir passé le cap de l’achat, et là, tu vas ruiner ma résistance si tu t’y mets aussi Charlotte ! Vous êtes mes deux inspirations vestimentaires depuis si longtemps, qu’une pièce qui se trouve dans vos deux dressing risque fort d’atterrir dans le mien

    1. Balibulle

      samedi 10 octobre 2020 à 10:39

      Honnêtement je ne vois plus aucune raison de ne pas t’y encourager ^^

  2. Lise Huret

    vendredi 9 octobre 2020 à 17:54

    Tout d’abord merci pour tes mots si doux à mon égard.
    Cela me fait presque bizarre de me voir « analysée » mais c’est fait avec tant de tendresse que j’ai choisi de savourer le décryptage 🙂
    Ces fameuses Nike sont devenues tiennes ! Elles s’imbriquent parfaitement aux looks automnaux que tu proposes. D’ailleurs je vais te piquer des idées 😉
    Appropriation 100% réussie 🙂

    1. Balibulle

      samedi 10 octobre 2020 à 10:41

      L’analyseuse analysée ! Et du coup, tu peux nous dire : tu te souviens depuis combien d’années tu les as ? Et est-ce qu’il y a des tenues avec lesquelles elles ne fonctionnent pas ???

  3. MarieG

    vendredi 9 octobre 2020 à 20:59

    Comment faites-vous pour qu’elles restent bien blanches, le bord de la semelle en particulier ? Je n’y arrive pas. Ce qui finit par restreindre mes choix à des semelles foncées dans les modèles Air de Nike. Parce que oui, mes articulations quelque peu vieillissantes ont découvert les « amortisseurs » de Nike il y a quelques années et les réclament maintenant à cor et à cri.
    Belle soirée

    1. Balibulle

      samedi 10 octobre 2020 à 10:42

      Bonjour MarieG ! Je ne suis pas très soigneuse avec mes chaussures du coup je ne peux pas te donner de remède miracle pour la blancheur. Et elles apparaissent généralement bcp plus immaculées en photo qu’en réalité 😉 Quel modèle possèdes-tu, du coup ?

      1. MarieG

        samedi 10 octobre 2020 à 16:39

        Je prends les modèles AirMax (le talon est transparent, on peut voir une partie du système d’amortissement); il existe plusieurs types d’AirMax que je ne sais pas distinguer: lorsque j’ai besoin d’une nouvelle paire, j’achète ce que je trouve, dans une couleur foncée, pour ma taille, un 42,5, si possible à un prix décent.
        Récemment j’ai découvert un cordonnier qui se dit capable de réparer les semelles des baskets; je lui ai confié une paire à titre d’essai et serais ravie que cela fonctionne parce que cela me permettrait de beaucoup allonger la durée de vie de ces chaussures.
        Belle journée.
        ps le cordonnier n’a guère de solution pour le nettoyage des semelles blanches

    2. Carlotta

      lundi 12 octobre 2020 à 12:18

      L’éponge magique, qui se trouve en supermarché, est parfaite pour garder des semelles blanches.

    3. Clao

      jeudi 29 octobre 2020 à 16:35

      Bonjour, Je confirme un précédent commentaire : l’éponge magique ça marche bien. Mon mari a aussi essayé un mélange eau oxygénée, bicarbonate et vinaigre ménager, si je ne dis pas de bêtises, pour déjaunir et ça a bien marché. Mais éponge magique pour commencer 🙂

  4. Elo

    vendredi 9 octobre 2020 à 23:04

    Apparition furtive d’une petite chipeuse de sac ❤️

    1. Balibulle

      samedi 10 octobre 2020 à 10:43

      Ma pickpocket de poche <3

  5. V

    samedi 10 octobre 2020 à 9:24

    Bonjour,

    Suis-je la seule à ne pouvoir visualiser aucune image ( iPad et IPhone) ?

    Belle journée

    1. Balibulle

      samedi 10 octobre 2020 à 10:29

      Bonjour V ! Tu n’es pas la seule, d’autres lectrices me l’ont également signalé via Instagram, je suis en train de convertir toutes les photos dans un autre format, merci de m’avoir prévenue !

  6. Carlotta

    lundi 12 octobre 2020 à 12:16

    J’ai eu sensiblement la même histoire avec les americana hautes d’Adidas. J’ai attendu longtemps avant de les acheter.
    Acquises en janvier, elles ont trouvé leur place très rapidement, les associations ne manquaient pas. Puis en mai, je les ai boudées pour des modèles plus légers, enfin octobre et sa fraîcheur me les ont fait sortir du placard, elles n’avaient pas pris une ride. J’aime cette sensation de s’approprier de nouveau une paire de chaussures.

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