Une jupe crayon et des talons de tueuse. Voilà l’imagerie de l’avocate, telle qu’on la met en scène depuis « Ally McBeal » jusqu’à « Suits », de « The Good Wife » à « Engrenages ». Pourtant quand je discute avec Estelle, avocate en droit des affaires au barreau de Paris, on cause plus souvent de son pantalon taille haute (elle a le même COS que moi) et de ses robes midi.
Alors un an après avoir demandé à Sarah de me raconter sa garde-robe d’enseignante, j’ai proposé à Estelle de m’expliquer son dresscode d’avocate. Quelles injonctions vestimentaires le milieu charrie, quel regard elle porte sur ce « power dressing » tout fait de lignes acérées, et comment on réconcilie des impératifs contradictoires selon ses interlocuteurs : ceux auprès de qui il faut « en imposer » et ceux qu’il faut éviter d’intimider. Ah et bien sûr, je lui ai aussi demandé à quoi ressemblait sa penderie de confinement et ce que ça fait de porter LA robe de l’avocat. La fameuse. Qui, une fois n’est pas coutume, ne fait pas de différence entre les hommes et les femmes.

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Quels sont les codes vestimentaires de ton métier ? Qui te les a transmis et comment ? 

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Le métier d’avocat est avant tout un métier de représentation et de conseils du client, donc les codes vestimentaires de la profession sont assez stricts : c’est pour ça que 99,99% des avocats sur un site Internet auront une photo d’eux-mêmes représentés avec une veste (noire ou bleu marine) et/ou avec une chemise (blanche). Très peu de fantaisie donc.

Les hommes sont forcément costumes-cravatés (attention, j’ai mis une cravate rouge, je suis super original hohoho) et les femmes… eh bien, je pense que c’est un peu plus complexe pour les femmes parce que c’est quand même assez rare qu’on porte toute un tailleur (blazer/jupe ou pantalon). On peut se permettre un peu ce qu’on veut, tant qu’on reste un minimum crédible ! Exit les choses un peu trop transparentes par exemple ou trop dénudées… même si pour ma part, je pense qu’on peut être à la fois sexy et être totalement crédible, mais les codes sont tels qu’ils sont… Avec, évidemment, une veste toujours suspendue au cabinet en cas de rendez-vous imprévu.

S’agissant de la transmission, je dirais que les codes vestimentaires de la profession sont implicites. Je ne me rappelle pas avoir eu des cours pour apprendre à s’habiller en cabinet d’avocats en France. Parce qu’à l’inverse, j’ai une ancienne collègue de boulot qui m’a dit qu’aux Etats-Unis, les étudiants en droit avaient des cours dessus, mais sans doute parce que là-bas, on ne rigole pas avec le harcèlement sexuel, donc même les futurs avocats doivent apprendre par exemple ce qu’on peut mettre ou non pour éviter que leurs futurs employeurs ne fassent l’objet d’une accusation pour harcèlement.

En France, on apprend ce qu’il faut mettre en observant beaucoup nos pair.e.s. Ce qui est étrange, c’est que même si en intégrant le métier, personne ne nous apprend à nous habiller professionnellement parlant, il y a quand même une vraie pression. J’ai déjà pu entendre des remarques pas forcément sympa de la part de certains confrères à propos de vêtements portés par les femmes – mais bon, je mets ça plutôt sur le compte du patriarcat !

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Quelle image avais-tu du « vestiaire » de l’avocat.e avant d’exercer ce métier toi-même ? 

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Très smart. Dans ma tête, on se devait forcément de porter une veste mais pas forcément un tailleur. La veste fait qu’on est considéré comme sérieux, surtout quand on débute. On embrasse en général la profession vers 25 ou 26 ans et on doit conseiller et représenter des clients qui ont souvent le double de notre âge : la question de la légitimité peut donc se poser. 

Le fait de porter un costume ou une veste bien coupés, ça donne quand même une certaine prestance qui peut compenser le manque de confiance que peut avoir le client ou d’aplomb qu’on peut avoir soi-même lorsqu’on commence à exercer la profession. Cela dit, même si à l’époque je portais déjà des vestes, on m’a souvent prise pour la stagiaire ou la secrétaire alors que j’avais géré le dossier à 95%, parce que je fais particulièrement jeune et aussi parce que la plupart des clients que je rencontrais étaient des hommes… Même si j’ai adopté d’emblée les codes vestimentaires qui me permettaient d’avoir l’air plus âgée, plus expérimentée, il y a des moments où l’habit ne fait pas le moine.

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Que t’inspire la garde-robe des avocates dans les séries judiciaires, comme « Suits » ou « The Good Wife » ?

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Clairement, l’image que « doivent » avoir les avocates provient de ce type de séries. Je vais décevoir tout le monde mais non, je ne m’habille ni comme « The Good Wife » ni comme Meghan Markle dans « Suits » ! Déjà, je n’ai pas le budget pour et en plus, ce n’est pas très pratique la jupe droite et les talons. Je n’ai jamais pratiqué aux Etats-Unis, mais c’est sans doute l’image de l’avocate fantasmée par les scénaristes de sexe masculin…. Pourtant, j’ai quand même régulièrement des questions sur la manière dont je m’habille. Il y a quinze jours, on m’a encore demandé si je portais tout le temps des tailleurs.

Cela dit, ce n’est pas une vérité universelle. Aujourd’hui j’exerce seule mais dans certains gros cabinets d’affaires américains installés en France, le dresscode pourrait se rapprocher de ce qui est montré dans ces séries. Même si je pense que le port du talon tend à se raréfier (merci à cette nouvelle vague de féminisme) : parce que bon, être avocate, c’est quand même avant tout cavaler partout, surtout si vous faites du contentieux et que vous enchaînez les audiences dans des tribunaux différents dans la même journée ! 

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Peux-tu nous expliquer dans quel cadre la fameuse “robe” de l’avocat est utilisée… et ce que ça fait de la mettre ?

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Elle est principalement portée lors des audiences devant les tribunaux. Elle peut être mise dès que nous entrons dans l’enceinte d’un tribunal car elle nous permet de nous différencier par rapport aux justiciables. Lors des audiences, les magistrats et greffiers nous reconnaissent aussi plus facilement par rapport à nos clients. Car il peut arriver que dans certaines salles, il y ait tellement de monde qu’on ne sache plus qui est qui !

Nous l’utilisons aussi dans des moments un peu plus solennels, comme lors des prestations de serment des jeunes avocats qui entrent dans la profession. Certains de mes maîtres de stage m’ont même dit qu’ils l’avaient déjà portée lors de mariages ou d’enterrements de confrères ou de consœurs.

Par contre, le port de la robe en dehors de ces moments est considéré comme une infraction.

Pour ma part, je la porte peu car j’ai essentiellement une activité de conseil en droit des affaires. Mais pour les quelques fois où je l’ai arborée, c’est vrai qu’elle nous donne une certaine prestance et même un pouvoir : celui de prendre la parole devant les magistrats pour le client, toujours en respectant les règles de dignité et de conduite édictées par la profession.

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Est-ce un vêtement “triangle d’or” à tes yeux, à la fois pertinent, flatteur, et confortable ?

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Si on parle de la robe d’avocat pour ses fonctions, je pense que oui : 

Pertinent parce c’est la fonction d’avocat qui est mise en avant lorsque l’avocat.e parle devant le magistrat. Il/elle met de côté sa propre personne, dans l’intérêt du client ; 

Flatteur aussi mais pas dans le sens qui nous sied bien (et encore, ce n’est pas tout à fait vrai parce que les robes d’avocat sont faites sur mesure par des artisans émérites) mais pour moi oui, il est flatteur parce que cela nous donne quand même un pouvoir que peu de gens ont pour défendre les intérêts des autres ; 

Confortable aussi parce qu’on peut quand même bien bouger avec. Cela dit, l’ampleur des manches est parfois un peu gênante.

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Te sens-tu aujourd’hui soumise à des injonctions contradictoires ou incohérentes en terme de dresscode professionnel ?

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La réponse est un grand OUI et c’est lié à l’image que les non-avocats ont de nous : plutôt stricte et sévère.

Avec une certaine catégorie de clients (notamment les institutionnels), ça peut servir mais avec d’autres, particulièrement les plus jeunes, ça peut ne pas du tout passer. Je ne suis pas sûre que cette image-là donne toujours envie aux clients de venir vous voir. 

À mon sens, c’est aussi une des raisons pour lesquelles les plus jeunes n’ont, souvent, pas le réflexe de recourir à nos services. Ils s’imaginent un dialogue incompréhensible avec quelqu’un d’austère qui débite du charabia juridique derrière un bureau. Cette rigueur vestimentaire met aussi de la distance. Et au sein des réseaux de femmes entrepreneuses par exemple, c’est un vrai frein. Elles préfèrent souvent une forme de proximité.

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Alors comment gères-tu le regard des clients ? Et celui de tes homologues ?

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Tout dépend du contexte. Si je travaille avec un institutionnel sur un dossier, je vais adapter ma tenue de manière dite plus classique. Je m’imposerai alors forcément une veste ou un blazer bien coupé pour avoir une certaine crédibilité. Ensuite, peu importe ce que je mets dessous. En hiver, un pull en cachemire et une jupe plissée, ça peut être très bien. 

En négociations la veste, là encore, est utile pour nous faire gagner en contenance. Moi je la vois comme une armure pour donner plus de poids à mes interventions : il m’est déjà arrivé lors d’une première rencontre un peu tendue que l’avocat d’en face me prenne de haut pour me déstabiliser. Ça n’a pas marché parce que je n’étais plus la débutante fraîchement diplômée et surtout, je sais faire la part des choses, lors des négociations, entre moi et mon client.

En revanche, si je travaille avec une entrepreneuse dont je me sens proche, je m’adapterai à elle. J’ai déjà remarqué que les femmes entrepreneuses se sentaient plus ou moins à l’aise en fonction de ce que je porte. Plus ma tenue était stricte et moins elles se sentaient à l’aise vis-à-vis de moi, ce qui n’est pas forcément recommandé dans une relation avocat.e-client.e, car la clé d’une bonne intervention, c’est la confiance qui s’instaure entre nous. Il faut que ma cliente se sente totalement libre et proche de moi pour qu’elle me raconte ce qui ne va pas et ce qu’elle souhaite faire.

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Du coup, tu bascules sur quel type de tenues face à ces clientes-là ?

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La silhouette robe midi ou pantalon fluide/chemise avec une paire de sneakers et un joli foulard qui tranche bien. Par contre, mes accessoires sont plutôt classiques pour contrebalancer les baskets (montre avec un bracelet en cuir marron et un sac en bandoulière plutôt classique, pratique pour networker). Je mets également souvent une paire de boucles d’oreilles en perles pendantes : ça reste un grand classique mais comme elles ont un style un peu baroque, ça donne un twist aux looks classico-classiques. 

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Dans quel piège faut-il éviter de tomber, à ton sens ?

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Perdre son individualité pour se retrancher uniquement derrière ses fonctions. Les clients recherchent avant tout une vraie relation de confiance et cela va au-delà de notre métier. La perte d’individualité se matérialise souvent, justement, par le fait de porter toutes et tous une veste noire ou bleue marine sur un site Internet.

Après il faut réussir à contrebalancer sa singularité avec sa crédibilité, c’est aussi le sérieux que vous renvoyez qui va importer dans les moments de représentation et de négociation. Un peu comme quand vous allez solliciter un prêt auprès de votre banquier, mais qu’évidemment, vous n’allez pas y aller en tongs (sauf si vous vous fichez d’obtenir votre prêt).

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Alors comment exprimer cette individualité au travail tout en incarnant sa fonction ?

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C’est vraiment mon challenge vestimentaire, et surtout depuis que je me suis installée à mon compte début 2020 : pouvoir à la fois rester crédible tout en réussissant à dépasser l’image assez stricte renvoyée par la profession, pour pouvoir donner envie à des clients de venir me voir. Je ne m’impose plus le port de la veste en toutes circonstances. Je me sens sans doute aussi plus légitime aujourd’hui car j’exerce maintenant depuis plus de dix ans.

Mais essayer de rendre plus cool l’image de l’avocat pour pouvoir toucher les générations Y et Z peut parfois me jouer des tours. J’ai été invitée à une soirée de networking pour entrepreneuses et j’allais m’y rendre en jean délavé gris un peu destroy. Avant que je ne sorte, mon mec m’a dit que c’était peut être too much !

Mais j’ai vraiment envie de m’approprier des silhouettes qui ne suivent pas forcément les codes habituels. J’adore les sneakers (le confort, encore et toujours) et un des uniformes que je souhaiterais développer dans ma garde-robe, c’est le combo pantalon large fluide/chemise avec une paire de sneakers. Je ne trouve pas ça du tout hors sujet, même devant un client, si on associe ça avec une veste bien coupée. Le fait que le streetstyle, au sens premier du terme, se soit démocratisé complètement ces dernières années aide à transposer ce style dans une profession réputée stricte. Et puis, si je suis ma propre patronne, c’est quand même pour pouvoir faire un peu ce que je veux, non ?

Peut-être que certains ne seront pas d’accord avec moi et préfèreront rester très classiques, mais j’aime bien pouvoir donner un peu de moi quand je vais en rendez-vous parce qu’en réalité, ça marche dans les deux sens : les clients qui s’identifient à vous viendront vous voir et inversement, le client qui ne s’identifie pas à moi ne viendra pas me voir en tant qu’avocat.

Et puis au-delà du vêtement, notre individualité transparaît évidemment dans notre attitude. Ne pas juger, même quand le client décide de ne pas prendre en compte mon avis. Accepter aussi le choix du client même si on a travaillé dur pour lui démontrer que l’autre option était sans doute la meilleure.

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Quels sont aujourd’hui les piliers de ton vestiaire professionnel ?

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En hiver, ça sera plutôt pull en cachemire, jupe midi plissée/pantalon chino bien coupé. Avec une attention particulière sur les matières. Une veste en drap de laine aura toujours plus de tenue qu’une veste en polyester. Idem sur les chinos : le coton doit être bien tissé, sinon le pantalon ne tiendra pas bien.

En été, je sors ma collection de robes midi. Une longueur idéale pour la profession. Mon autre uniforme, c’est évidemment un tee-shirt bien coupé avec un pantalon taille haute COS, plissé au niveau de la taille, décliné en bleu marine et en kaki, celui que tu as toi aussi ! Des uniformes sur lesquels je peux facilement rajouter une veste bien coupée si la situation le nécessite.

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Tu t’autorises des imprimés ? Et quelle gamme de couleurs portes-tu ?

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Les rayures et les pois sont mes préférés. Heureusement pour moi, ce sont des motifs qui restent « professionnels ».

Ma palette de couleurs pro est plutôt classique par ailleurs : crème/blanc, bleu marine, kaki, gris, camel, marron, que je twiste avec des pois et des rayures. Et pour que l’effet soit moins terne, j’aime bien rajouter un foulard ou une écharpe qui tranche, vieux rose, fuchsia ou orange.

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Qu’est-ce que le confinement a modifié à ta garde-robe professionnelle ?

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Pendant le 1er confinement, j’ai tourné avec beaucoup de robes midi pour le confort du travail à la maison. Donc pas forcément beaucoup de changement. Mais effectivement, moins de pantalons pour ne pas avoir l’effet taille sciée – inconfortable, donc. Même lors de réunions Zoom ou de formation que j’ai pu donner, je ne mettais pas forcément de veste car j’en ressentais moins le besoin.

Pendant le 2ème confinement, il fait plus froid chez moi. J’ai délaissé les robes et les jupes, parce que je n’ai pas forcément envie de mettre de collants à la maison (le confort, encore et toujours). Je me suis beaucoup rabattue sur des pantalons Muji chino (taille élastique derrière) et sur des combinaisons car la combi permet de ne pas avoir de taille sciée tout en donnant l’impression d’être « habillée ». Idem que pour le 1er confinement s’agissant des vestes : je ne les porte plus. Là, c’est plutôt ma collection de gilets que je rentabilise pas mal avec le froid.

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Que t’interdis-tu de porter, hors confinement ? Et en confinement ?

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En confinement, tout en prônant le confort, je fais l’effort de m’habiller parce qu’on se sent sans doute plus molle à rester en pyjama.

Hors confinement, il y a peu de choses que je m’interdis de porter. Le léopard, c’est ok en petite touche ou quand on a une seule pièce. En vieillissant, on a moins d’interdits… tant qu’on est confort et en accord avec son vêtement. Par exemple, le jean, c’est ok pour moi aussi, tant que ça fait chic. Et on m’a contactée par exemple pour un dossier après une soirée de networking en été alors que je portais une paire de Converses. Comme quoi !

Et en parlant de chaussures, justement, les talons trop hauts, ce n’est PLUS DU TOUT OK, même si je suis particulièrement petite. Je ne comprends même pas qu’on puisse encore en vendre à ce point, tellement c’est peu adapté à ma vie d’avocate et de maman.

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Merci à Maître Estelle By pour sa confiance et sa disponibilité.
Visuels : Suits / USA Network, Ally McBeal / Fox, The Good Wife / CBS, Engrenages / Canal +
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Dans la même série, lire également le billet « The Good Teacher« , consacré au dresscode d’enseignante de Sarah.

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5 commentaires

  1. Joelle

    vendredi 4 décembre 2020 à 13:47

    J’adore cette série d’interviews !

  2. elfi

    vendredi 4 décembre 2020 à 14:31

    AH Ah Ah j’adore !
    bon moi qui suis avocate judiciaire , je porte trés souvent des talons hauts y compris pour cavaler en audience et à vélo ( pourtant je suis déjà grande 1m75 mais j’aime bien toiser les gens 😉 c’est l’ego de l’avocat ça )
    et jamais de baskets, mais une passion pour la ballerine repetto.
    c’est trés vrai ce qui est dit dans cet intw sur l’image qu’on renvoie et l’adaptabilité au client ( et aux magistrats aussi quand on fait du judiciaire.)
    Jamais de jupe crayon en effet, totalement incompatible avec l’exercice pro à moins d’être tout le temps dans un bureau et j’aime trop montrer mes jambes pour les robes midi qui sont bcp trop longues

    contente de vous lire à un rythme plus soutenu Charlotte ( sur ce je vous quitte je vais faire un tour sur le site de VB)

  3. HeLN

    vendredi 4 décembre 2020 à 18:31

    Moi aussi, avocate fiscaliste en province, j’ai dévoré l’interview, même si je ne m’y suis que partiellement retrouvée ! Je suis moins dans le « carcan » décrit par ma consœur, et un beau jean bien taillé avec chemise en soie peut, pour ma part, parfaitement convenir à un rdv pro ! De même qu’il m’arrive régulièrement d’aller bosser avec des baskets blanches si le reste de la tenue n’est pas trop roots !
    Merci Charlotte pour ce super post ♥️ J’ai hâte de lire les commentaires qui vont arriver !!

  4. Caroline

    mardi 8 décembre 2020 à 22:31

    Super poste, je reconnais les avocates que je connais (certaines étant carrément très branchées luxe – souvent celles qui bossent dans les gros cabinets prestigieux).
    Super thème et super éclairage sur des éléments importants de la vie d’une personne active.

  5. Céline

    mardi 5 janvier 2021 à 15:00

    J’adore cette série d’articles ! Très intéressante et inspirante : savoir comment les autres envisagent leur « uniforme » me fait sentir moins seule.
    Pour ma part je travaille pour un cabinet de conseil (un Big 4) qui est un univers qui a asussi ses codes. Chez mon employeur précédent (cabinet de conseil en stratégie amérocain) nous avions même reçu un document avec les do’s and dont’s du dress code, inclus un paragraphe sur la longueur de la jupe!
    Pour ma part, le confinement m’a fait réaliser à quel point mes vêtements de travail sont mon armure : ma robe noire et mes talons de 10 me permettent de passer à la Céline pro, experte et super organisée.
    Depuis que je suis télé travail, je mise tout sur le haut : beau pull ou blouse, boucles d’oreille et maquillage.

    J’ajouterais également que les video calls sont redoutables avec cette petite boite nous reflétant notre visage dans le coin de l’écran. C’est un peu comme se regarder dans un miroir en permanence ! A quand le filtre façon Instagram dans les calls Teams ou Zoom ? Ma dermatologue me disait qu’elle n’avait jamais eu autant de patientes consultant pour des actes de dermatologie esthétique (Botox ou comblement) et que beaucoup l’expliquent par le fait de se voir à l’écran toute la journée…

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