La sécurité qui demande qui je suis.
Le public qui se demande qui je suis.
La blouse verte que je voulais mettre au départ, sauf qu’on ne met jamais de vert en télé, ça porte malheur.
Et évidemment que je le sais.

Le plan B que j’avais prévu de longue date et qui m’attendait le matin-même dans le panier de linge sale.
La coiffeuse qui m’assure qu’elle ne sait pas, non plus, se faire un wavy toute seule (je ne la crois pas).
Ludivine Retory qui fait rire tout l’étage.
Emilie Lopez qui me couve comme une mère.
Ces studios que je connais si bien, pour y avoir si longtemps observé les autres et parfois, aussi, montré ma tête.
Les rôles qui aujourd’hui s’inversent.
Ne plus poser les questions, mais y répondre.

Mon nom sur la porte de la loge.
Les fruits, les bonbons et les bouteilles d’eau.
La soif exponentielle, inextinguible.
La salive qui se retire, comme une marée, comme pour m’empêcher de parler.
Ai-je donc si peur que ça de promouvoir mon travail ?
Le long couloir sous les gradins des spectateurs.
Le sourire rayonnant de l’ingénieure du son.
Le micro qu’il faut fixer sous la tunique.
« On va essayer le siège d’abord, pour bien le régler. »
Les Nike Air multicolores de Valérie Benaïm sous la table, qui mériteraient elles aussi d’être filmées.
Le chauffeur de salle qui danse sur Michel Delpech.
« Attendez au niveau de la marque, sur le sol. »

Le trou noir de quelques secondes au début de l’interview, qui m’a semblé une éternité.
Le rouge aux joues que personne n’a vu tellement j’étais bien maquillée.
Le stress qui reflue au fil des minutes.
L’adrénaline qui n’est toujours pas retombée.
On a parlé t-shirt vicieux, shopping, noyau dur et selfies.
Rappelé que Gilles Verdez avait été un de mes premiers chefs au Parisien, quand j’écrivais encore sur le foot (oui, oui).
Et Matthieu a appris en direct que je me débarrassais discrètement de ses vêtements usés, un par un, en prétextant un accident de lessive.
.
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18 septembre, C8 : ma première itw TV pour le Dressing Code dans C’est que de la télé.

Merci Valérie Benaïm, Emilie Lopez, Ludivine Retory, Thibaud Vezirian et Gilles Verdez pour l’invitation, la curiosité, et la bienveillance absolues.

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La sécurité qui demande qui je suis. Le public qui se demande qui je suis. La blouse verte que je voulais mettre au départ, sauf qu'on ne met jamais de vert en télé, ça porte malheur. Et évidemment que je le sais. Le plan B que j'avais prévu de longue date et qui m'attendait le matin-même dans le panier de linge sale. La coiffeuse qui m'assure qu'elle ne sait pas, non plus, se faire un wavy toute seule (je ne la crois pas). @ludivineretory qui fait rire tout l'étage. @emilielopez qui me couve comme une mère. Ces studios que je connais si bien, pour y avoir si longtemps observé les autres et parfois, aussi, montré ma tête. Les rôles qui aujourd'hui s'inversent. Ne plus poser les questions, mais y répondre. Mon nom sur la porte de la loge. Les fruits, les bonbons et les bouteilles d'eau. La soif exponentielle, inextinguible. La salive qui se retire, comme une marée, comme pour m'empêcher de parler. Ai-je donc si peur que ça de promouvoir mon travail ? Le long couloir sous les gradins des spectateurs. Le sourire rayonnant de l'ingénieure du son. Le micro qu'il faut fixer sous la tunique. "On va essayer le siège d'abord, pour bien le régler." Les Nike Air multicolores de @valeriebenaim sous la table, qui mériteraient elles aussi d'être filmées. Le chauffeur de salle qui danse sur Michel Delpech. "Attendez au niveau de la marque, sur le sol." Le trou noir de quelques secondes au début de l'interview, qui m'a semblé une éternité. Le rouge aux joues que personne n'a vu tellement j'étais bien maquillée. Le stress qui reflue au fil des minutes. L'adrénaline qui n'est toujours pas retombée. On a parlé t-shirt vicieux, shopping, noyau dur et selfies. Rappelé que Gilles Verdez avait été un de mes premiers chefs au Parisien, quand j'écrivais encore sur le foot (oui, oui). Et Matthieu a appris en direct que je me débarrassais discrètement de ses vêtements usés, un par un, en prétextant un accident de lessive. . . . 18 septembre, C8 : ma première itw TV pour #ledressingcode dans @cestquedelatele. . Merci @valeriebenaim, @emilielopez, @ludivineretory, @thibaudvezirian, #gillesverdez, pour l'invitation, la curiosité, et la bienveillance absolues.

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17 commentaires

  1. Anonyme

    mardi 24 septembre 2019 à 19:03

    Tu veux mon avis ? Tu aurais encore mieux fait de porter du vert. Question de silhouette. Là, ta poitrine descend trop bas et on a l’impression que tu as une bouée de sauvetage autour du ventre ! 😉

    1. Anonyme

      mardi 24 septembre 2019 à 23:33

      Tout autre chose : je viens de voir que ta dédicace se fera tout près de chez moi ! J’y serai à coup sûr, mais je me souviens que la dernière fois tu m’avais remercié d’être resté incognito, donc j’en ferai autant cette fois. Mais, c’est dommage car je t’aurais bien emmenée prendre un verre chez moi après… 🙂

      1. Anonyme

        jeudi 3 octobre 2019 à 23:52

        Je suis venu mais impossible de s’attarder dans ce lieu exigu sans se faire remarquer, surtout avec les cerbères qui montaient la garde devant l’entrée, jusque dans la vitrine 🙂
        Je n’ai pu qu’entrevoir une brève image de toi, dans le fond du concept store assez loin (il faut dire que tu as aussi la manie d’aller te planquer dans les recoins… ;)). Moi qui avais dans l’idée de prendre une photo de toi à la dérobée, je suis rentré bredouille. Tout juste j’ai pu remarquer tes derbies multicolores (Sarenza ?), et ta ligne que j’ai trouvé plutôt gracieuse – la bouée de sauvetage dont je parlais ci-dessus n’était finalement qu’une illusion d’optique.
        J’espère que tu as passé une bonne soirée dédicace, il faut que tu nous racontes ça 🙂

        1. Balibulle

          mardi 8 octobre 2019 à 16:57

          @ anonyme : je t’imaginais plus blond et plus grand (bizarrement), tu repasses samedi 19 ? Je changerai de chaussures 😉

          1. Anonyme

            mardi 8 octobre 2019 à 17:45

            Je t’avais déjà dit que tu es plus grande que moi, donc tu n’imaginais rien du tout 😉
            Quant à la blondeur, que dire, là aussi tu bluffes pour faire comme si tu m’avais reconnu ! 😉

      1. Balibulle

        mardi 8 octobre 2019 à 16:57

        probablement une de mes insultes préférées au monde, j’adore !

    2. Nathalie

      jeudi 26 septembre 2019 à 21:22

      Mais quel gentil commentaire ! Pourquoi se taire quand on n’a rien dire, n’est-ce pas ?
      Nathalie qui te suit depuis bien longtemps et qui apprécie ta justesse de ton et ton humanité toujours présente.

      1. nathalie

        jeudi 26 septembre 2019 à 21:23

        C’était en réponse à Anonyme, bien sûr !

      2. Balibulle

        mardi 8 octobre 2019 à 16:57

        merci Nathalie, tu es une perle 🙂

    3. brunette

      mardi 1 octobre 2019 à 14:55

      Je pense qu’il vaut mieux que tu restes Anonyme, aka le plus grand Troll du blog, fidèle au post! 😀

  2. violette.b

    mercredi 25 septembre 2019 à 15:00

    En aparté : Anonyme est assez incroyable

    J’ai bien aimé te regarder et t’entendre , à l’aise et sympathique comme tout .
    J’ai trouvé ta coiffure bien sage , toi qui excelle dans le décoiffé savant depuis longtemps et que je préfère.

    1. Balibulle

      mardi 8 octobre 2019 à 16:58

      Merci bcp Violette ! Je reviendrai au décoiffé dans quelques années, j’en suis sûre 😉

  3. Mafalda

    jeudi 26 septembre 2019 à 13:29

    Wow, big up et félicitations, tu as connu ton moment de gloire et c’est bien mérité.
    J’adore toujours autant ta prose et ton style bien à toi, et pour tout te dire, moi non plus je ne sais pas me faire un wavy toute seule et j’aimerais bien que la sécu me propose un coiffeur à domicile afin que je ne ressemble pas à Doc dans Retour vers le futur tous les matins.
    Tu es une véritable inspiration pour les femmes et je continue à te suivre avec autant de plaisir (en me goinfrant avec une tartine entre deux traductions, tout en faisant une machine et mes courses en ligne, misère). C’est mon petit plaisir coupable 😉
    Bravo!

    1. Balibulle

      mardi 8 octobre 2019 à 17:00

      Oh merci Mafalda, depuis que tu me parles de ta tignasse je ris à chaque fois en imaginant ton côté « doigts dans la prise ». Et j’aime l’idée d’être un plaisir coupable, oh là là, le Graaaal

  4. Miss Nahn

    jeudi 26 septembre 2019 à 14:21

    Evidemment que toutes les fringues usées à la corde de ces messieurs disparaissent suite à des accidents de lessive, y en a-t-il d’autres? ;-))
    Merci pour le lien pour te voir enfin avec ta nouvelle coupe très réussie!!

    1. Balibulle

      mardi 8 octobre 2019 à 17:01

      Je connais un Papillon qui doit avoir quelques « cold cases » dans ses étagères… Merci !!!

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