Je procrastinais. Ce moment hautement symbolique de ranger leurs dossiers, leurs textes. Ces sorties papier constellées de codes couleur, de cercles, de flèches et de mots-clefs, qui ont accompagné tant de mes soirées et de mes week-ends pendant sept semaines. Depuis le 1er avril, je les laissais traîner dans un coin de mon bureau, à portée de main. Repoussant l’échéance. On continuait de se parler régulièrement par email, sur IG ou notre groupe Basecamp, échangeant des impressions de lectures ou des reco de podcasts. Dans ma tête, ce n’était pas encore fini.
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Et puis ce matin, enfin, j’ai rangé. Il était temps. Le 6 mai, mon atelier d’écriture ouvrira ses portes à de nouveaux membres et nous créerons une nouvelle dynamique de groupe. J’aurai de nouvelles plumes à accompagner, écouter, encourager. Jeudi prochain, de nouveaux prénoms seront inscrits sur les dossiers, de nouvelles histoires et relations plus ou moins contrariées avec les mots viendront s’y écrire.
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Le 6 mai ce nouvel atelier commence et je sais que des copies comme celles-ci me suivront partout dans la maison, pas simplement aux horaires de bureau. Que j’attendrai chaque nouvel email avec la même curiosité et la même impatience. Que certains viendront me cueillir et d’autres me fracasser.
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Parce que pendant sept nouvelles semaines, je serai là pour dénouer les blocages, donner confiance, des ailes et des outils. Pour nommer ce qui fait la singularité et la force de chacun.e.
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Pendant sept nouvelles semaines, je leur prouverai qu’aucune imagination n’est nécessaire pour percuter son lecteur, et que les plus puissants récits sont déjà là, au fond de nous, ne demandant qu’à être remontés à la lumière. Pendant sept semaines oui, armés de frontales et de pioches, nous descendrons tous ensemble dans la mine de diamants.

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