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Faire forte impression

Robe de grossesse fleurie ASOS (2014) / Coupe-vent imprimé camouflage COMPTOIR DES COTONNIERS (2013) / Imperméable imprimé pastilles BODEN (2017)

Les périodes de mutation physique ont-elles le don d’ouvrir en nous le champ des possibles ?

Tout comme Géraldine Dormoy, ma soif d’imprimés est repartie au galop ces derniers mois.

Ça a commencé avec une robe fleurie chez Asos, continué avec un imperméable un peu « pop » chez Boden ou une jupe midi Comptoir des Cotonniers sur laquelle je louche depuis six mois.
Et ça a été clairement un fil conducteur au moment d’exfiltrer mes fringues boulets début mars.

Placard par placard, j’ai sorti et accroché sur un portant uniquement les pièces qui provoquaient encore l’étincelle chez moi. Sans limite de quantité. Mais en déterminant, à brûle-pourpoint, si tel vêtement me mettait encore en joie comme dirait Marie Kondo.

Sans mollir, j’ai flanqué tout ce qui ne tiltait plus dans des sacs.

En tout, près d’une soixantaine de pièces (!!), sportswear et chaussures compris (c’est dire l’encombrement structurel de ma garde-robe, malgré plusieurs années d’optimisation vestimentaire derrière moi).
Puis tout est parti faire le tour des femmes de la famille, pour trouver d’éventuelles nouvelles propriétaires. Première étape avant celui du don en associations.
Avec pour moi sur le champ, un immense sentiment de légèreté.

On a souvent parlé de tri ici, et régulièrement vous me témoignez votre frustration, l’envie sincère de vous y mettre mais l’absence de moteur.
Comme tous les déclics celui du tri vient quand ça lui chante, parce que c’est le jour J et qu’une petite chimie intérieure vous pousse à faire place nette et à y voir clair.

Typiquement, avec mes hormones en ébullition, la nidification, etc., j’étais la candidate idéale. Pour moi c’était LE moment.

Ce que je n’avais pas anticipé en revanche, c’est que ce petit exercice du portant m’a offert un cadeau bonus.

Au fil de mon tri, alors que les cintres venaient se juxtaposer anarchiquement, des « familles d’imprimés » sont apparues.

Veste fluide en viscose SELECTED (2015) / Trench imprimé en viscose ZARA (2014)

Des familles que je constituais inconsciemment, avec les années. Comme si une persistance rétinienne guidait certaines acquisitions.
Des motifs qui, sans forcément pouvoir être portés ensemble (deux robes longues, par exemple) se ressemblent et se répondent.

Robe midi à manches courtes ASOS / robe midi à emmanchures volantées H&M (2017)

Et ce, sans même piocher dans l’évidence de mon uniforme de l’automne 2016. Dont je n’ai gardé, tenez-vous bien, AUCUNE PIÈCE (trop portées, trop vues, plus d’étincelle, next), en dehors de mon antique et décidément increvable blouse hirondelles en polyester Forever 21 (que je ne désespère pas de pouvoir reporter un jour avec une salopette si ma silhouette s’y prête, parce que c’était quand même chouette).

Comme vous le voyez, il y a de tout.

Tunique en viscose imprimé tropical GEMO (2017) / robe midi imprimé « Shinjuku » & OTHER STORIES (2016) / tunique en viscose imprimé palmes GEMO (2017)

Des manteaux, des vestes, des robes, des tuniques estivales. Une colonne vertébrale, de saison en saison.

J’ai encore bien d’autres motifs dans ma garde-robe (ne serait-ce que ma spectaculaire chemise « python » en soie émeraude Equipment ou encore mon manteau COS à carreaux vert et bleu canard) mais ils font cavaliers seuls et de merveilleux contrastes. Comme dans ma « bibliothèque d’imprimés » (que je me félicite d’avoir imaginée à l’époque où j’avais le temps pour ces purs plaisirs de garde-robe, juste pour la beauté du geste).

Aujourd’hui alors que j’ai probablement divisé par 4 ou 5 le volume de ma garde-robe ces dernières années, je la sens plus que jamais innervée par les imprimés. Avec un équilibre entre les motifs vraiment uniques et ces « familles » rassurantes.

On ne s’en lasse, à mon goût, ni plus vite ni moins vite que d’un pull très neutre ou d’une jupe à la couleur percutante.
L’imprimé est voué à renouveler tout aussi efficacement la silhouette selon les proportions, les superpositions ou les teintes qu’on lui associe.
Il faut juste rester le plus exigeant possible sur la coupe, comme on le serait avec n’importe quel autre basique. Démarche parfois frustrante tant la flamme d’un joli motif a tendance à tout embraser chez les amateurs du genre.

Car comme le souligne Géraldine, un bel imprimé n’a pas son pareil pour vous « donner de l’énergie« , et je sais déjà que les miens guideront, à la fin de l’été, mes envies vestimentaires post-grossesse.

J’y pense déjà, même si je n’y suis pas encore.
Si Géraldine a décidé pour sa part de ne plus acheter de vêtements noirs, moi je m’y adonne franchement ces temps-ci tant cette option me comble en ce moment, alors que je t’entame mon sixième mois de grossesse.

Robe midi à bretelles volantées ASOS / robe t-shirt NEW LOOK (2014) portée sous une jupe de grossesse ASOS / Robe moulante à doubles bretelles ASOS

Même si la rentrée promet d’être un peu rock’n’roll, et de me demander pas mal d’adaptabilité avec la famille qui s’agrandit – et l’adaptabilité n’est pas mon fort, je suis un animal lent, routinier, et anxieux face au changement mais bon j’y travaille ! -, c’est un petit chantier vestimentaire qui aujourd’hui, quand j’y pense, me donne le sourire.

Les mois qui suivent un accouchement sont tout sauf évidents côté vestimentaire, quand on a pas mal de kilos à perdre, peu de temps pour soi et pas forcément envie de s’en accorder d’ailleurs. J’avais abordé le sujet ici, lors de ma première grossesse.

Aujourd’hui, j’ai envie d’anticiper un peu, dans la mesure du possible.

=> Faire dès maintenant place nette et ne garder que des vêtements « boosters ». Sans négliger que, dans un premier temps, je rentrerai dans très peu d’entre eux.
=> Profiter de ce corps en mutation permanente pour explorer de nouvelles associations au sein de ma propre garde-robe (car le budget fringues va plutôt baisser qu’augmenter, pour sûr).
=> Trouver, au fil des mois, les silhouettes qui me portent, autant par leur confort que par la petite étincelle qu’elles allument chez moi.

J’ai d’ailleurs décidé de créer dès maintenant un tableau Pinterest dédié à ce thème.
Dans lequel je punaise les idées cumulant toutes mes envies :
– être 100% confortable (sinon je sais d’avance que j’aurai la flemme)
– apporter un petit extra qui fait mouche (mix d’imprimés ou de styles, proportions cool, flash de couleur bienvenu)
– éviter de challenger mes zones à complexes (bras et ventre mous, maxi-cuisses)
– mettre en évidence ce dont je dispose déjà dans mon placard

Sans surprise, les imprimés y occupent une place de choix, de même que les longueurs midi (ou maxi) et les chaussures plates… Mais on aura l’occasion de revenir sur tout ça.
Si les inspirations (et les solutions) sont légion pendant la grossesse, aux silhouettes hyper valorisées, on se sent souvent un peu seule post-partum, un qui n’intéresse pas grand monde. À part la presse people et ses inimitables titrailles « Marion/Blake/Kate shows amazing post-baby body just – –  weeks after giving birth !« 

Comme toutes les jeunes mamans, j’aurai la tête dans le sac à ce moment-là et pas vraiment le temps de poster ici. Alors dans la mesure du possible, j’ai intérêt à y réfléchir (et à partager mes idées) avant !