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Un été à plat

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Qu’il me paraît loin le temps où j’avais dépassé la barre des 90 paires de chaussures (!!), et où chaque été était une farandole de nu-pieds plus ou moins pratiques et de sandales pas confortables.
Nous sommes le 3 août et voilà, ci-dessus, ce que j’utilise depuis fin mai.

Ce n’est pas le fruit d’un énième tri dans ma penderie (les habitués remarqueront d’ailleurs une nouvelle acquisition…)
J’ai encore d’autres chaussures d’été que j’adore et n’ai pas sorties cette année, mais cette fois sans frustration aucune.
Pas mis en 2016 mes socques Gap vénérées, mes multibrides Alexander Wang fétiches ou encore mes inestimables nu-pieds léopard Zara.
Et je ne culpabilise pas de ne pas m’en servir, je ne me demande pas si elles sont en trop dans mon placard, non.
Quand vous signez un CDI avec chaque pièce de votre garde-robe, ce n’est plus un été de plus ou de moins qui importe, ça aide même à conserver chacune en meilleur état plus longtemps. Et on reprend la conversation la fois suivante là où on l’avait laissée, comme avec un vieux pote.

D’où, les six paires ci-dessus.

J’aime bien cette sélection parce qu’elle en dit pas mal sur moi :
=> que j’ai une petite fille d’un an et demi (déjà obsédée par les chaussures, j’annonce) donc besoin de me chausser rapidement et d’être stable
=> mais aussi que je ne renonce pas à toute coquetterie.
Procédons, voulez-vous ?

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// LE NU-PIED IMMÉMORIAL et LA TONG NOIRE //

Au fond, ces deux-là seraient même suffisantes, s’il n’y avait le mauvais temps et un tout petit peu de fun quand même.
Comme vous pouvez le constater, depuis leur acquisition l’an dernier, les K Jacques n’ont manifestement pas chômé.
Je suis une petite crasseuse je ne nettoie pas la semelle, par exemple. Mais à part ce marquage de territoire, je peux certifier qu’elles ne se sont pas usées, juste patinées.
Et je suis à 300% contente de mon investissement.
Hyper confortable, teinte naturelle parfaite quel que soit votre degré de bronzage, et polyvalence totale.
À chaque fois que je vois ces chaussures en photo quelque part (et ça ne manque pas, Gap shoote beaucoup de ses silhouettes avec, et Jeanne Damas me rend dingue à chaque fois qu’elle porte les siennes) ça me donne de nouvelles idées et/ou me conforte dans la jubilation d’en avoir une paire.

LE DRESSCODE du Nu-Pied Immémorial
=> K Jacques Épicure + littéralement n’importe quelle robe (ma dernière acquisition en date, celle-ci)
=> K Jacques Épicure + Tee-shirt Indulgent (voir le délire ici) + jean bootcut à revers (en ce moment pour moi, celui-là, qui est soldé en plus)

Quant aux Havaianas, elles sont une présence enjouée et rassurante en tous lieux et toutes circonstances.
Je les utilise en pantoufles chez moi comme pour pour aller bosser ou faire des courses.
Parfois elles passent une semaine à traîner dans ma voiture « en cas de besoin », et c’est elles que j’avais aux pieds au Stade de France pour la finale de l’Euro. Davantage qu’une paire de chaussures, un état d’esprit.

LE DRESSCODE des Havaianas noires
=> Havaianas noires + marcel noir échancré + bermuda coupe cargo ou boyfriend
=> Havaianas noires + robe longue basique

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// CONVERSE CLAIRES + FONCÉES //

Après vous avoir pris la tête l’an dernier sur le pourquoi du comment il me fallait UNE SEULE paire de Converse et qu’elles devaient être grises, voilà que j’en rajoute des bordeaux (je ne sais pas comment sort la photo chez vous selon la luminosité de l’écran… bref, elles sont bien bordeaux, pas rouges).
Oui, cela mérite explication.

La Converse, à mes yeux, est la paire de « chaussures de marche » avec laquelle je crapahute aux beaux jours. C’est ce qu’il y a de plus pratique / basique / graphique pour moi quand il est préférable que je porte des chaussures fermées et montantes.
Début juin, nous sommes donc allés en Corse avec Ève et mes grises ont une fois de plus fait le job à la perfection.

Et puis au retour, dans le sillage des inondations, le temps était encore super mitigé, humide mais pas trop frais… Et au fil des jours je me suis imaginé une paire plus foncée pour accompagner des tenues de demi-saison. Alors qu’il y a un an, mon envie de Converse était vraiment liée à des looks estivaux et aux vêtements les plus clairs de ma penderie.
La suite coule de source : vous connaissez ma palette personnelle, le gris est un de mes neutres, et le bordeaux un de mes « accents » chargée de doper les looks tout en étant hyper facile à marier (avec le kaki, le caramel, le noir, l’émeraude, le marine…)
Je tâtonne encore un peu avec cette nouvelle paire – notamment parce que la semelle et les lacets blancs ne sont, graphiquement, pas si faciles à associer sur certains looks foncés – l’avenir nous dira si ça deviendra une pièce clef de ma garde-robe ou si ça reste juste un petit plaisir…

LE DRESSCODE des Converse
=> Converse grises + Tee-shirt Indulgent kaki (celui-ci) + jean bootcut stoned à revers (mon vieux Gap)
=> Converse bordeaux (bien soldées ici, tiens) + blazer marine (mon fameux gisement thaïlandais) + tee-shirt chiné gris bleuté (vieux Gap) + jean bootcut à revers brut (toujours celui-là, soldé, donc)

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// SANDALES BIJOUX et BIRKENSTOCK NOIRES VERNIES //

Je ne vous présente plus ces sandales, si ? River Island, copiées sur Betty Autier il y a mille ans, payées 40 balles, indestructibles (I wish !)
C’est mon option « sapologie instantanée » tellement elles font le job à elles toutes seules et sont faciles à vivre.
La seule chose que j’évite de leur associer, c’est une fringue déjà un peu habillée (une robe imprimée ou longue par exemple), parce que du coup je me sens endimanchée.

LE DRESSCODE des sandales bijoux
=> Sandales bijoux + chemise en soie rayée + jean brut à revers
=> Sandales bijoux + robe courte basique (ce look, typiquement)

Ah, les Birkenstock !
Un truc que je n’ai pas débriefé ici alors que je les ai choisies à l’issue d’un benchmark hystérique l’été dernier

Dans ma famille les Birkenstock ne sont pas un truc tendance, c’est patrimonial (=> racines allemandes) et à peu près le seul type de chaussures qu’on ait en commun ma mère, mes soeurs et moi. J’en ai eu plein de paires depuis l’adolescence, des blanches, des bayadères ou des pailletées, avec une ou deux brides.
Et puis l’an dernier à force de traîner sur Pinterest, j’ai eu envie de la paire d’Arizona noires comme tout le monde.
La seule que je n’avais jamais eue.
Sauf que ce modèle-là va mieux à certains pieds que d’autres et qu’en matière de Birkenstock le moindre centimètre compte.
Donc après avoir essayé des brides légèrement plus fines (les Sydney) pour voir lesquelles allaient le mieux sur mon pied à moi, j’ai aussi checké la question de la semelle : naturelle ou noire ou fluo ? Plate ou compensée ?
Résultat des courses => ce sont les Arizona compensées vernies (qu’on trouve dans la gamme Papillio) qui m’ont apporté ce que je recherchais, à savoir une paire cool mais pas avachie non plus (donc vernies plutôt que mates, et plateformes plutôt que plates), sachant que je ne suis ni gaulée ni habillée comme une blogueuse scandinave.
Côté dresscode, je ne vais pas vous surprendre = au plus simple, au plus graphique.

LE DRESSCODE des Birkenstock compensées noires vernies
=> Birkenstock vernies  + total look denim [chemise en jean (la mienne est l’ancêtre de celle-ci) + jean 7/8ème (d’ailleurs je me tâte pour essayer celui-là…)]
=> Birkenstock vernies + robe midi noire (la Darel de l’été dernier ! Même si elle devient un poil trop grande malheureusement, mais vous voyez l’esprit)

Voilà c’était donc des nouvelles du front balibullesque, où malgré un emploi du temps de plus en plus compliqué, on est toujours rattrapé un jour ou l’autre par la FIÈVRE DE LA GARDE-ROBE CAPSULE (et à ce propos je vous signale le court article fort bien troussé de Cheek Magazine sur le sujet, avec plein de gens chouette dedans).