S'habillerGarde-robe capsule et tri

Le manteau dont je ne me séparerai jamais


Vous vous souvenez de ce manteau ?

Certains des vêtements qui l’accompagnent sur ces photos ont rendu l’âme ou quitté mon dressing, mais lui est toujours vaillant et prêt à faire des merveilles chaque printemps.

Je l’ai acheté chez COS en 2012 (une année faste pour ma garde-robe) et je l’appelle mon « manteau magique » parce que rares sont les imprimés qui lui résistent.

Ça tombe bien, son encolure un peu 60’s est tellement large qu’il est beaucoup plus joli porté grand ouvert.

Année après année, il arrive encore à me surprendre par sa polyvalence. Que je n’avais pas totalement anticipée quand je me le suis offert il y a sept ans.

Je n’ai posté que deux photos de lui sur le blog, et j’ai toujours lâché les chevaux niveau mix & match :


Au départ, je n’étais pourtant pas en quête d’un manteau de ce genre.

Ce que j’avais en tête, c’était un modèle Üterque bordeaux, avec des motifs un peu psychédéliques, repéré sur Columbine Smille :


Faute de pouvoir mettre la main dessus, j’avais retenu l’idée d’un manteau printanier à motifs et à manches 3/4, avec un joli volume un peu « raide », à superposer avec d’autres imprimés.

Mais je n’espérais pas un tel rendement pour les carreaux « jacquard » de mon COS, et leur trio de couleurs.
Je pensais que le blanc et les touches de bleu canard allaient me compliquer la tâche, j’ai découvert que mariés à mon cher kaki, ils donnaient bonne mine et m’incitaient à sortir de ma palette hivernale souvent très sombre.

POURQUOI ÇA MARCHE ?

Les carreaux vont avec tout, Geraldine Dormoy nous le prouve tous les jours, mais à ce point c’est jubilatoire.
J’ai beau avoir une certaine expérience du mix & match, je suis toujours surprise à chaque nouveau mariage heureux.
Dernièrement, je lui ai trouvé encore trois nouveaux compagnons de jeu :

• DU BORDEAUX avec ma combinaison-pantalon Monoprix imprimé wax et mes Superstar blanches (tenue que je prévois d’arborer ce jeudi si la météo s’y prête).

• DU VIOLET avec ma vieille tunique « mouchetée » H&M (ex-robe que j’ai fait raccourcir), à laquelle j’ajoute mon girlfriend jean Gap et des Converse grises.

• DU BLEU MARINE avec mon ensemble foulard + chemise imprimé cigognes Cyrillus (associé à mon khaki Gap).

Côté palette chromatique, le constat est donc clair : les bleus, les rouges et toutes les tonalités qui les séparent, du bordeaux au violet, sont prédestinées pour contraster avec la dominante de vert.
S’il y a une petite touche de blanc dedans, c’est encore plus facile.

CE QUI NE LUI RÉUSSIT PAS

J’ai aussi profité de ces années de collaboration pour remarquer ce qui ne réussit pas à ce manteau, et qui tient essentiellement à une affaire de volumes :

• Être porté avec autre chose qu’un col rond ou un col V. Son col à lui est déjà suffisamment travaillé, et il faut lui laisser la vedette, donc j’évite les « cols chemises » classiques (d’où l’astuce du foulard pour la chemise cigognes).

• Être fermé, donc. Ça casse vraiment sa ligne, son mouvement et son potentiel. Ça limite son rayon d’action, mais j’aime bien l’idée de pouvoir le prioriser quand les températures remontent.

MANTEAU À CARREAUX VERT = TRENCH BEIGE (SI, SI)

Météorologiquement, il fait en fait office de trench.

Je le porte beaucoup plus que mon trench beige (que je pense d’ailleurs remplacer l’année prochaine par un trench bleu marine, qui me serait beaucoup plus utile) preuve une fois de plus que nos « basiques personnels » prennent parfois les apparences les plus inattendues.